-----------------------------------UNE JOURNEE EN ENFER--------------------------------------

-----------------------------------UNE JOURNEE EN ENFER--------------------------------------
« C'est votre première journée ? »
dit le démon d'un air débonnaire.
Après un gros rire gras il ajouta « vous verrez c'est pas la plus difficile ». Et de repartir en éclat de rire. Les deux jumeaux frissonnèrent et instinctivement se rapprochèrent l'un de l'autre.
Mourir si jeune, n'avoir pu pécher qu'une vingtaine d'années et devoir subir une éternité de torture: l' horreur !

« Venez dit le démon en avançant, la journée va être chargée !
Tous nos clients ont un programme personnalisé. Mais le patron en voyant vos profils a eu une idée diabolique -comme à son habitude - et vous allez passer votre temps ensemble. C'est bien non ? »
Non ce n'était pas bien. Tim et Tom, bien qu'identique physiquement avaient des personnalités tout à fait opposées. Déjà sur terre ils ne s'entendaient pas. Le démon savait très bien tout ça et c'est ce qui le faisait sourire tout en continuant de trottiner le long du couloir suivit de ces deux victimes.
Le trio arriva devant une très grande porte à deux battants qui s'ouvrirent silencieusement devant eux les invitant à entrer.

« Voila, dit le suppôt du Diable, je vous quitte ici. Votre voyage commence une fois passé cette porte. Les instructions vous seront données au fur et mesure. Le programme est divisé en tranche de 24 heures. Bon amusement ! ». Tim et Tom pénétrèrent dans l'espace qui venait de se dévoiler devant eux, et la porte se referma.

Ils se trouvaient dans une pièce de grande dimension, sans meubles, pavée en alternance de grosses dalles noires et blanches, comme pour un échiquier.
Les seuls objets visibles étaient des milliers cendriers, de toutes les formes, de tous les styles. Certains très ouvragés étaient encastrés dans les murs, d'autres montés sur pieds - pieds torsadés, pieds en forme de serpents, pieds uniques reposant sur le sol a coté de simple cendriers de table eux aussi de différentes formes géométriques.
Sur les murs étaient accrochés des panneaux représentant le symbole bien connu : interdiction de fumer.
Arrivé au centre de la pièce immense un petit guéridon se matérialisa avec, posé dessus, un paquet de cigarettes, une boite de cigares, une pipe et du tabac pour celle-ci. Tom n'avait jamais fumé de sa vie et l'odeur du tabac lui avait toujours soulevé le coeur.
Il fut simplement soulagé d'être dans une pièce non-fumeur. « Au moins Tim ne m'empoisonnera pas avec sa fumée ».
Les sentiments de Tim étaient tout autres, dès la vision du premier cendrier, en tant que fumeur invétérer, il avait ressenti l'envie de fumer.
L'apparition du paquet de cigarette avait transformé cette envie en besoin. Mais malgré tous ses efforts pour s'approcher de la petite table jamais il ne fut assez proche pour s'emparer de quelque chose à fumer, sans pouvoir dire si la table reculait, si il marchait sur un sol mouvant ou simplement si il était victime d'une illusion d'optique.
Pour Tim et Tom, le temps dans cette pièce leur sembla une éternité.
Mais si Tom ne faisait que s'ennuyer, Tim lui était véritablement torturé par ce désir de fumer. D'autant plus que assez régulièrement pendant leur attende, diverses personnes étaient apparues, ne prêtant aucune attention aux jumeaux, s'étaient servie sur le guéridon et avaient disparus.
Après un temps très long, la pièce qui était plongée dans une demi obscurité s'éclaira. Cela mit en évidence une autre porte sur le mur opposé à la première. Ils s'approchèrent, elle s'ouvrit, ils la franchirent, elle se referma.

Contrairement à la première salle, peu chaleureuse et accueillante, celle-ci possédait un petit quelque chose qui donnait envie de s'y installer pendant des heures.
Tout aussi gigantesque que la précédente, ses murs ne semblaient pas être fait en « dur ». On aurait juré être entouré par de l'eau ; des murailles d'eau à travers lesquelles diffusaient des rayons de lumière multicolores et tamisés créant une atmosphère intime qui poussaient à la rêverie.
Différentes tables avec leurs chaises assorties, d'un design recherché -froid mais intime- étaient disposées sur les deux tiers de l'espace.
Certaines de ces tables étaient occupées par des hommes et des femmes qui bavardaient en fumant et buvant.
Le reste de la salle était divisé entre une piste de danse circulaire et un bar somptueux derrière lequel s'étalait un large éventail de bouteille d'alcool, de verre à bière et à cocktail mis en évidence par de petites lampes halogènes, intégrées dans la structure. « C'est le plus beau bar lounge que j'ai jamais vu » s'extasia Tim en se dirigeant vers le zinc.
Tom peut habitué à sortir se dit que son frère devait avoir raison. T
ous deux s'étaient accoudé au bar. Tim commanda un whisky, « cela me fera un peu oublier la clope » pensa-t-il. Tom lui, pris un jus d'orange : il détestait l'alcool. Le démon derrière le bar leur servi un jus d'orange et... un verre d'eau.

- Ce n'est pas ce que j'ai commandé objecta Tim.
-Nous ne servons pas d'alcool, répondit le démon derrière le comptoir.
-Quoi ? Obligé de boire de l'eau dans le plus beau bar qui soit. Mais qu'est-ce que c'est que c'est endroit ?
-L'enfer répondit laconiquement le serveur.
-Prend un jus dit Tom plutôt satisfait : il est glacé à souhait.
-Va te faire foutre !

Tom ne comptait pas en rester là. « Puisque interlocuteur il y a, je vais passer mes nerfs dessus ».

-Les personnes assises aux tables là-bas que boivent-elles, questionna le jumeau frustré.
-Cela dépend...
-Y en a-t-il qui boivent de l'eau ?
-Boire de l'eau dans un bar, quelle idée rétorqua le barman.
-De l'alcool alors...
-Certainement, oui.
-Mais...

Dans un mouvement de colère incontrôlable, Tom se saisi du tenancier des deux mains et cria :

-Fils de pute !
-Pardon fils déchu de Dieu, je préfère rectifia calmement le démon.
-Vous venez de me dire que vous ne servez pas d'alcool ici...
-C'est vrai, parce que vous êtes en enfer murmura le malin, mais ces personnes dont vous parlez, elles, ...elles sont au paradis.

Tom lâcha, Tom se rassit, Tom but de l'eau. Complètement estomaqué, il ne repris qu'après de longue minutes :
-Ainsi le paradis n'est pas séparé de l'enfer ?
-L'enfer serai plus facilement supportable si on perdait l'image du bonheur conclu son interlocuteur.

A ce moment, les spots de la piste de danse s'allumèrent et de superbes femmes apparurent sur la piste, dansant de façon très lascive.
Tom qui aime les garçons et qui d'ailleurs est un peu écoeuré par le corps féminin resta tranquillement à siroter son verre.
Tim, dragueur impénitent se rua sur la piste de danse. Mais ses tentatives restèrent veines. Toutes le repoussèrent parfois avec violence.
Tim resta un peu à l'écart continua à regarder ces superbes corps se trémousser, se frotter et finalement se déshabiller. En effet, peu de temps après sa dernière gifle la plupart de ces femmes étaient nues vautrées les une sur les autres, s'embrassant, se léchant.
« Une orgie lesbienne et uniquement lesbienne » ragea-t-il au comble de la frustration. Non, pas uniquement lesbienne !
Certain des hommes assit aux tables et qui avaient déjà eu le plaisir de boire et fumer rejoignirent bientôt les jeunes femmes et furent accueilli chaleureusement par celle-ci. Découragé, Tim retourna au bar, mais son regard ne pu se détourner de cette scène tellement excitante.

-Je déteste cet endroit soupira Tim.
-Bof, il suffit de ne pas regarder dit Tom ne comprenant pas son frère.
-Putain, Non seulement on me torture de la manière la plus odieuse qui soit mais en plus je dois supporter ton air serein. J'en peu plus !

Tout disparu et la pièce fut plongé dans le noir à l'exception d'une toute petite zone sur un mur, éclairée par une lampe rouge qui indiquait la troisième porte à prendre.

Comme les autres, celle-ci donnait sur une pièce monumentale cette fois remplie de livre, à tel point que l'on ne pouvait distinguer ni le plafond ni les murs. Ces livres étaient soit rangés sur des étagères titanesques soit empilés les un sur les autres à même le sol pour former des colonnes infinies.

-Nonnn, hurla Tim, des livres par milliard. Je déteste la lecture ! Non seulement on se retrouve dans un endroit sans tabac, sans alcool et sans sexe mais en plus la seule distraction possible c'est lire !
-...
-Putain, tu m'écoutes ?

Non, Tom n'écoutait pas. Assit en tailleur, il lisait de manière très absorbée. Des millions de bouquins, le rêve !
Lui qui vouait une passion sans bornes aux livres... Furieux, Tim passa son temps à détruire les objets de sa haine qui semblaient systématiquement réapparaître, à la grande indifférence de Tom dans un tout autre monde : celui du roman qu'il dévorait.
Après ce qui sembla des siècles à Tim et quelques secondes pour Tom, tout disparu.

Ils se retrouvèrent dans un espace totalement vide.
Après quelques instant le portier du début réapparu. « Voici votre première journée terminée. Ca vous a plus ? Excusez-moi, je plaisante. Cette blague a beau être vieille de plusieurs millénaire elle me fait toujours autant rire. Tenez voici le programme de demain » expliqua-t-il en tendant un parchemin. Sur celui-ci ils lurent : orgies HÉTÉROsexuelles, beuverie, tabagisme et autodafé de livres.

-C'est atroce s'écriât Tom.
-Bien fait pour ta gueule, dit Tim, je vais enfin pouvoir me m'éclater.
-Etre torturé en enfer, soit, rétorqua Tom, mais en plus te voir te réjouir de mon malheur, alors la...

Le démon hilare s'interposa.

-Hé oui, dit-il, c'est une preuve de l'amour infini de Dieu, il a divisé votre peine en deux. Un jour de torture pour l'un, le suivant pour l'autre.
-Quelle belle preuve d'amour en effet, dirent en c½ur Tim et Tom sur le ton du mépris, diviser l'éternité en deux, la belle affaire, ça fait toujours l'éternité.
-Ca c'est la preuve de la sagesse infinie de Dieu riposta leur interlocuteur toujours porté à rire, sur un temps fini ça fait la moitié, mais sur l'éternité...
Après tout, c'est un Dieu de justice aussi. Vous êtes des pécheurs, il est juste que vous payiez le prix de vos fautes. Avouez qu'il faut beaucoup de sagesse pour allier amour et justice.
-Quel Dieu de justice râla Tom se dirigeant vers la nouvelle porte qui venait de s'ouvrir devant eux en frissonnant à l'idée de devoir brûler des livres.
-Enfin, gloire à sa puissance ajouta Tom qui bandait.

# Posté le mercredi 16 août 2006 08:37

Modifié le mardi 28 juillet 2009 09:18

-------------------------------LE PARESSEUX ET L'IVROGNE-----------------------------------

-------------------------------LE PARESSEUX ET L'IVROGNE-----------------------------------
En ce temps là, les fées bonnes et mauvaises, étaient très actives ; particulièrement à la naissance des nouveaux nés.
En effet, pendant les quelques heures suivant l'accouchement, il était possible de jeter un sort permanent sur le bébé, sans grandes difficultés -même pour les novices.
Ce qui influençait irrémédiablement le destin futur de ce nouvel être humain.
Le très grand nombre de bonnes fées étant égal à celui des mauvaises, il n'était pas rare que le sort jeté par une des aimables magiciennes soit tant bien que mal contré par une
mauvaise et vice-versa.

Dans ce cas de figure, il n'était évidemment pas question d'annuler purement et simplement le sort, mais plutôt d'en jeter un second (le contre-sort), avec plus ou moins d'efficacité selon l'intelligence de la fée.

C'est dans ces conditions, où tout se joue quelques heures après la naissance que naquit Joachim.
Pour sa mère, à peine les angoisses de la mise au monde étaient-elles terminées, qu'une angoisse plus forte encore pris le relais : des fées, se pencheront-elles sur le nourrisson ? Et si oui... bonnes, mauvaises, ou les deux ?

La gentille fée Samantha, très connue dans le pays pour sa générosité, n'épargna aucuns efforts pour le charmant bambin tétant le sein de sa mère. Elle prophétisa : « Tu seras beau, fort, intelligent et sensible. Les hommes te trouveront bon compagnon; les femmes, séduisant; les professeurs, brillant; les artistes, divins; les imbéciles, inaccessible; les puissants t'appelleront maître... »

A ce moment -où la jeune maman commençait à se détendre- entra par la fenêtre Clara, la rivale de Samantha.
Il faut reconnaître que si on ne pouvait trouver plus généreux que la gentille fée, elle ne brillait guère par son intelligence. Qualité qui était par contre la distinction principale de Clara.
En rage de n'être pas arrivée la première sur les lieux, rage exacerbée par la prodigalité avec laquelle Samantha avait distribué ses cadeaux, elle conclu le charme interrompu par cette phrase en apparence innocente mais qui par la suite révéla tout son génie malfaisant : « ... mais pour tous tu seras paresseux ».
Elle disparu.
En entendant cela, la bonne marraine aurait pu (et aurait du) lancer un troisième sort pour diminuer les effets mauvais de ce qui venait d'être proféré. Mais niaise, elle ne vit pas les conséquences désastreuses que cela impliquait.
Heureuse d'avoir « encore une fois damné le pion aux méchants » elle s'envola en sifflotant.
Les parents quant à eux poussèrent un soupir de soulagement : ils ne devront pas s'afficher avec un fils couvert de pustules ou bossu. Un défaut physique : leur plus grande terreur !

Le petit Joachim grandit, et les charmes qui opéraient sur lui se manifestaient à chaque instant d'avantage.
Ainsi, dès le premier jour à l'école maternelle, tous les petits garçons voulaient être son ami et étaient près à ce battre pour ça, alors que les petites filles, toutes amoureuses, pleuraient quant il n'était pas près d'elles.
C'était à ce point qu'on envisageait sérieusement la possibilité que la malédiction pesant sur Joachim n'était pas celle que l'on croyait. L'institutrice, elle, était enchantée de son élève.
« Jamais je n'ai eu d'élève si brillant » se plaisait elle à répéter, fière de participer à l' « édification » d'un si grand cerveau.

Le petit Joachim, poussé par ses parents, suivi en même temps que sa scolarité un grand nombre de formations et cours supplémentaires.
Ainsi jusqu'à ses dix-huit ans, en plus des matières vues par le commun des mortels dans le système éducatif de l'époque, il étudia aussi le dessin, la sculpture, la peinture, le piano, le violon, il pratiqua plusieurs sports : l'escrime, le golf, la natation, le tennis, l'athlétisme et il suivi des cours d'un niveau supérieur en mathématique, physique, chimie, géologie, histoire la littérature, l'économie et la liste n'est pas exhaustive.

Toujours adulé, toujours premier, si Joachim fini ses études, et les réussi, ce fut surtout grâce à l'autorité parentale qui contrebalança sa paresse abyssale.
Cette autorité trouvant son moteur dans l'ambition qu'on certain parents pour leur enfants, les faisant vivrent ce qu'ils auraient souhaité pour eux.
Arrivèrent ses dix-huit ans, son émancipation et le moment pour lui d'aller à l'université.

N'importe qui peut aller à l'université. Et il n'est pas si difficile d'y réussir.
La qualité première, toujours nécessaire et souvent suffisante à cette réussite, c'est la mémoire.
Le corollaire de cette qualité est immédiat : l'étude. Rien ne sert d'avoir une bonne mémoire si on ne la remplit pas.
Quelques élus ont la chance d'avoir non pas uniquement une excellente mémoire, mais aussi une intelligence très développée. Cette dernière qualité n'étant quand à elle ni nécessaire ni suffisante.
En effet, sans mémoire, aussi brillant soit l'esprit, inutile d'espérer réussir les épreuves finales puisqu'elles visent à évaluer la connaissance et non l'intelligence du potache. Quand à sa nécessité... il suffit de regarder les diplômés.
Tout au plus, la vivacité d'esprit permet de diminuer le temps consacré à l'étude des différentes matières. Plus cette vivacité sera élevée, moins il faudra du temps, mais seulement jusqu'à un certain point.

Ceci place notre héros dans une bien mauvaise posture. Aussi doué que paresseux, il n'accordait qu'une très faible partie de son temps à l'étude, et ce sous la « contrainte » de ses amis.
Les résultats de fin d'année furent une déception cuisante pour Joachim. Sans avoir raté les épreuves, ses points étaient égales au minimum requit.
Pas de réussite avec les honneurs, avec la plus grande distinction. Joachim n'était plus l'élève que les professeurs donnent en exemple, c'en est fini de cette gloire tirée de la réussite scolaire...d'autres génies avaient pris la tête.
Cette perte de notoriété auprès des professeurs était pénible au paresseux d'autant qu'il y a une certaine accoutumance à être le premier de classe.
« Ce n'est pas grave » se persuada-t-il, « il existe bien d'autres domaines où il est plus agréable encore de briller. De ceux-ci, le jeune homme, de son plein gré, en avait déjà abandonné un fameux : le sport.

Dès la rentrée académique, sous prétexte de se consacrer plus entièrement à ses études -ce qui n'était qu'un mensonge prononcé par sa paresse- il avait laissé tombé toutes activités sportives.
Ainsi, bien avant de renoncer à la gloire intellectuelle, sa paresse l'avait forcé, sans qu'il s'en rende compte, à perdre sa réputation de dieu du stade.
Il avait fait de même peu de temps après pour l'art, qui, comme le sport « n'était pas nécessaire à ces études » et lui « prenait trop d'énergie ».
Ces amis sportifs et artistes ne lui en avaient pas tenu rigueur. « C'est son choix » disaient certains, « il ne peut pas tout faire » disaient d'autres et quelques-uns pensaient même que de cette façon ils avaient ainsi une chance de briller eux ! Mais tous s'accordaient à dire qu'il restait un bon ami agréable à côtoyer.

Agréable à côtoyer certes, mais peu présent. Très souvent, trop souvent même, Jo annulait soirée, rendez-vous, fête d'anniversaire, etc.
De plus en plus il avait à entendre ces reproches : « où étais-tu ? », « tu as raté une magnifique soirée hier », « Comment, tu ne pourra pas encore être là ce soir ? », « voila plus de six mois que je ne t'ai vu ! »,...

Plus le temps passa, plus il s'isola.

Car -et le lecteur doit s'en douter- ses absences répétées auprès des ses amis n'étaient justifiés par rien de noble. Sa paresse était à l'½uvre : « Quelle corvée que de devoir s'habiller pour sortir », « Bon Dieu, à quelle distance ! », « Ce soir, non. Je suis trop fatigué, demain peut-être... ».

Seul, car finalement délaissé, et déprimé, parce qu'aimant ses amis, Joachim cherchait un domaine non encore sacrifié à sa paresse.
« Il en est encore un, le dernier : les femmes ».
Toutes les occasions étaient bonnes pour séduire mais n'étaient pas légions; les opportunité se créant dans l'activité.
Si peu nombreuses étaient les rencontres, mais son charme opérait : à chaque fois il emportait le c½ur de la demoiselle.
« Qu'il est fatigant d'entretenir une relation amoureuse » se plaignait Joachim, « que cela m'essouffle d'honorer ces femmes », et petit à petit il perdit ses maîtresses.

Allongé sur son lit, pleurant amèrement ses bêtises, il priait pour un changement. Mais il n'avait pas le courage de le provoquer, bien qu'ayant tous les outils en mains. Il sombra dans la déchéance oublié de tous.

Le salut vint de son logeur excédé par la crasse qui régnait dans la pièce qu'il louait (il serait difficile d'imaginer Joachim faisant le ménage).
Il jeta le jeune homme à la rue.
N'ayant nulle part où aller, ile jeune homme marcha tout droit, sorti de la ville, continua son chemin jusqu'au moment où la fatigue et l'ennui l'assaillirent.

Il s'allongea dans un fossé pour dormir.
Il se réveilla la nuit tombée. A quelques dizaines de mètres, un feu de camp envoyait sa lumière et tout naturellement Joachim se dirigea vers lui.

Dans de tristes dispositions, chassé, ayant dormi dans un fossé, puni par les fées, il se sentait l'âme d'un mystique et ne fut pas surpris de voir devant lui Satan.
En fait du Diable, il s'agissait plutôt d'un pauvre diable : terriblement laid, le vieil homme en souriant n'exposait au passant que deux dents complètements gâtées qui étonnaient plus, par leurs présences obstinées, que les trous laissés par leurs consoeurs depuis longtemps vaincues.
Une difformité du dos ainsi que des membres donnaient une forme qui ne ressemblait en rien à quelque chose de connu.
En résumé, physiquement parlant, cet homme était exactement le contraire du beau Joachim.

Attiré par ce qu'il avait pris pour le Démon, Jo s'avança près du feu en se disant que peut-être viendrait une solution à ses problèmes.

-Bonsoir jeune homme dit le vieillard.
-...
Approche, c'est pas tous les jours que j'ai de la compagnie. Installe-toi et raconte-moi tes problèmes, car tu as des problèmes n'est-ce pas ?
-Etes vous le Diable ?

Jo ne s'est pas encore débarrassé de l'idée que le maître des ténèbres réchauffait ses vieux os devant lui. Inconsciemment, il espère que son interlocuteur lui proposerait un marché où tout serait possible en échange de son âme.

-Je n'en aie que l'apparence, répondit l'homme, à part cela, je suis « bon comme du pain blanc ».

Un peu déçu, le garçon s'asseya en silence. Après une dizaine de minutes, il se décide :

-Oui, j'ai des problèmes. Mais je doute que vous puissiez m'aider...d'ailleurs je doute qu'un humain puisse m'aider.
-Voila pourquoi tu parlais du Diable il y a un instant. Ecoute, comme il est de coutume cher les voyageurs, je vais te parler de moi, et ensuite, c'est toi qui raconteras...

Comme Jo ne bouge pas, le vieux enchaîne :

-Il y a peu de choses à dire sur moi, ou sur ma vie. Comme pour la plupart de nos contemporains, des fées se sont penchées sur mon berceau, et comme pour toutes ces personnes mon destin a été scellé à ce moment. Tu dois t'en douter, c'est la mauvaise fée qui est arrivée la première. Elle m'a donné la laideur absolue ainsi que la difformité. Cette sorcière s'appelle Martha, je ne sais si tu en as entendu parler mais je peux t'assurer qu'elle passe pour être la plus cruelle des créatures surnaturelles.
J'eu droit également à un « bon sort ». Avec la quantité de fées qu'il y a (des bonnes comme des mauvaises), c'est chose courante de recevoir deux sortilèges voir plus. C'est la bonne fée Amanda qui me l'offrit.
Elle est sans doute une des plus intelligente de sa caste.
-Quel était le bon sort, interrompt le jeune homme, j'ai difficile à voir cher vous quelques chose que vous puissiez tenir d'une bonne marraine.
-Ne me trouves tu pas intelligent ?
-C'est donc ça ?
-Non pas du tout. Mon intelligence n'est pas supérieure à la moyenne, et je la dois uniquement à mes parents. C'est un domaine qu'a oublié Martha et mis de côté par Amanda.
-Alors, quel est ce bon côté ?
-Je suis ivrogne !
-Est-ce là une bonne chose ? Assurément cette Amanda est une deuxième méchante !
-Sot, quelqu'un d'aussi intelligent que toi -car tu sembles très intelligent- ne voit-il pas la subtilité ?
-En fait de subtilité, elle semble précipiter votre naufrage.
-Précisément. Mais un naufrage pour quelqu'un d'aussi laid et repoussant n'est-ce pas une sorte de délivrance ?
-Un avatar de délivrance... tout au plus !
-Cela suffit. L'alcool fait que je ne suis pas malheureux. Il m'arrive parfois même d'être joyeux !
-D'accord, les fées ne peuvent défaire les charmes jetés, mais Amanda ne pouvait-elle pas plutôt choisir de vous donner un autre avantage ? Vous parliez tout à l'heure d'intelligence. Pourquoi n'a-t-elle pas gonflé la vôtre de telle manière à être glorifié devant les hommes ?
-Idiot. Finalement tu n'est pas si intelligent.
-En fait cela fait partie de mon lot magique dit orgueilleusement Jo.
-Et n'as-tu jamais été heureux grâce à cette intelligence ?
-Heureux, biensûr, même si...
-Même si ?
-Même si pour mon malheur je suis paresseux.
-Voyez vous ça ! Voila donc un monsieur marqué lui aussi par un mauvais sort, plaisante le repoussant vieillard avant de reprendre :
-tu penses donc que si tu n'étais pas paresseux ton intelligence suffirait à elle seule à te rendre heureux ? Réfléchis, connais tu quelque chose de plus frustrant que d'être intelligent et entouré d'imbéciles sans raisonnement ?
-Il y a un certain plaisir à avoir un esprit supérieur au autres.
-Encore faudrait-il qu'ils en aient suffisamment pour l'apprécier à sa juste valeur. Non ! Décidément l'intelligence est bien plus une tare qu'un don.
-En suivant ce raisonnement pourquoi Samantha, elle si intelligente ne vous a-t-elle pas fait débile profond ?
-Parce que même si cette fée passe pour très bonne et intelligente, ses solutions ne sont jamais que des demi-mesures. Comme pour tous les êtres spirituels, les solutions trouvées par eux laisse souvent à désirer pour nous pauvres humains. Mais je ne me plains pas, cette fois c'était plutôt bien vu.
-Vous êtes vite content.

Après plusieurs minutes de silence, le vieillard repris :
« je t'ai raconté mon histoire, à toi maintenant ».
Jo commença par « mon récit est plus enviable que le vôtre, ne soyez pas jaloux » et il lui raconta tout en détail depuis l'enfance.

Tout au long du discours le vieil homme régulièrement buvait à une espèce de gourde qui selon toute apparence était remplie d'alcool. A la fin du récit il était dans un état bien avancé, mais son esprit restait fort clair. Il dit :

-Je ne suis pas jaloux, au contraire, j'ai pitié de toi. As-tu réellement bien compris en quoi être ivrogne est une bénédiction pour moi ?
-Ca vous fait oublier que vous êtes laid et rejeté.
-C'est vrai, mais il y a un petit plus ! Regarde, je suis capable de disserter sur mes malheurs alors que je suis ivre. En ce moment je n'ai pas encore oublié. Où est l'intérêt alors ?
-Il n'y en a pas. Amanda n'est pas si futé, elle aurait pu trouver mieux.
-Sans doute. Mais elle aurait du réfléchir longtemps, et à ce propos, tu ferais bien de réfléchir plus longtemps aussi. Maintenant, alors que je n'ai pas encore sombré dans le brouillard alcoolique, je retire un fameux avantage de cette bénédiction. Je n'ai qu'un seul désir : boire ! Crois-tu que je sois homme insensible aux femmes ?
-J'imagine que non.
-Et est-ce que j'ai une chance de connaître une femme un jour ?
-Honnêtement, je ne pense pas. Même avec un laideron. Les moches elles aussi sont attirées par le beau. Et si par hasard un jour un laideron s'offre à vous, vous seriez capable de la refuser sous prétexte qu'elle n'est pas à votre goût.
-Très juste. Suis-je malheureux pour autant ? Non, parce que l'alcool émousse mes sens, détruit ma libido, endort mon gland! Et maintenant, je peux donc, mon cerveau n'étant pas encore dans la brume, tenir un raisonnement sur pourquoi je n'aurais jamais de relations sexuelles, sans que j'en souffre puisque ce désir de sexe est tué par un autre désir assouvi lui : la boisson. Et ceci est valable pour tout autre désirs ou ambitions qu'un humain pourrait avoir.
-Mais je n'ai pas ce problème répondit Jo de plus en plus déstabilisé par l'argumentation. J'ai toutes les femmes que je veux.
-Faux, hurla presque le vieux, tu POURRAIS, si tu n'étais pas si paresseux. Seulement voila, même l'effort de les ramener chez toi te fatigue, alors que dans le même temps tes couilles et ta queue réclament de la chatte à grand cri !!!

Enervé par le manque de lucidité de la part d'un jeune homme sensé très doué, le vieux devenait vulgaire. Il continua :

-Putain, même pour une simple conversation t'es trop fade pour faire aller tes méninges. T'as pas compris que t'es foutu ? Tu ne peux RIEN avoir, même si tu as tout : les filles sont folles de toi mais voila t'es trop paresseux pour les baiser. On te trouve intelligent mais tu ne l'utilises pas. L'art, le sport aurai pu te faire un grand nom mais l'un te fatigue l'autre te fait suer, ALORS ?
Qu'est-ce qui te reste, qu'est-ce que tu peux espérer obtenir ?
-Il suffit que je me force...
-TE FORCER ? Mon pauvre ça te boufferait tellement d'énergie pour uniquement te décider à faire quelque chose que tu es condamné à ne jamais avoir du plaisir. Ta paresse est comme du béton coulé autour de tes pieds. Et tes parents qui t'ont forcé depuis ta naissance n'ont fait qu'accélérer le processus de ta fainéantise par ambition parentale, te faisant étudier des centaines de matières pas toujours nécessaire. Avec les dons que tu as reçu, tu es pire que quelqu'un qui n'est devenu personne, tu es un dieu adoré de personne.
-Il me reste une chose.
-Quoi ?
-Laisse moi boire une gorgée...

Le pauvre diable sourit. « Enfin un compagnon » pensa-t-il.

# Posté le lundi 21 août 2006 13:56

Modifié le mardi 28 juillet 2009 09:18

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Petit interlude comme le titre l'indique, pour dire deux trois petites choses.

-La plus importante : l'histoire qui va suivre fait partie d'une autre série... Hé oui, les deux premières sont des nouvelles du recueil Contes Inutiles (simplement parce que c'est des contes, et que les morales que l'on peut en tirer sont complètement téléphonées). Y en aura d'autres tant pour les contes inutiles que pour les délires paranoîaques (deuxième recueil). L'appartenance à l'un ou l'autre recueil sera précisée.

Par la suite d'autres séries suivront...

-Deuxièmement : ça me ferait plaisir que vous laissiez un commentaire... même négatif, même pour me signaler les fôte d'ortograffe... si c'est pour me dire que vous avez aimez, alors la je suis aux anges. Mais si je publie ces histoires c'est pour avoir des avis extérieurs, pour m'améliorer...

-Et enfin...merci à Jay et le carolo pour avoir inauguré l'espace commentaire :-)
Ceci dit vous pouvez critiquer...ça m'empèchera pas de vous payer une bière quand j'aurai de l'argent :-D

P.S. Je vais essayer d'égayer ce blog par de petites images et autres fioritures (mais je promet rien). Toutes les images seront de mon cru (excepté si ya un mot qui dit l'inverse of course). Mais bon, faite l'effort d'aller jusqu'au bout d'au moins une histoire ET SURTOUT SURTOUT, please, laissez votre AVIS, je le répete, c'est ca qui m'interesse!!!

# Posté le mardi 22 août 2006 19:21

Modifié le samedi 02 septembre 2006 19:17

------------------------------LE JEU DE CARTE PORNO----------------------------------

------------------------------LE JEU DE CARTE PORNO----------------------------------


REMARQUE PRELIMINAIRE : LES TERMES BOUTON (POUR LE DONNEUR), BLIND, BIG BLIND, FLOP, TOURNANT ET RIVIERE FONT REFERENCE A DES TERMES DU POKER HOLD'EM; SI VOUS ETES INTERESSE VOUS POUVEZ EVIDEMMENT TROUVER TOUS LES RENSEIGNEMENTS NECESSAIRES SUR LE NET...

Le noir d'encre de la nuit, visible par la fenêtre de la cuisine marque le contraste avec l'éclairage aux néons. Sur le plan du travail, un nombre incalculable de cadavre de bouteilles de bière, d'emballage en tout genre et d'assiettes sales en carton témoignent que la soirée fut chaude !
Mais pour l'heure, l'ambiance est plus tranquille. La chaîne hi-fi n'émet plus qu'en sourdine des rythmes latino.
Les derniers invités se regroupent autour de la table ronde pour une partie de poker, avant d'aller se coucher.
Arthur, le propriétaire de la maison sort les jetons et le paquet de cartes à jouer. Sur l'emballage, une femme dans une position suggestive, les seins nus.
Les quatre couches tard s'installent confortablement, les sachets de chips crissent les dernières canettes sont ouvertes et bien que l'atmosphère soit propice à la détente, un mal insidieux tapis dans le tréfonds des joueurs s'éveille et lentement grandi.

C'est Quentin qui a le bouton du donneur. Il mélange les cartes avant de les distribuer. Cette action en elle-même lui est déjà pénible à cause des fines perles de sueur qui passent les pores de ses doigts. Mais ce n'est rien à coté de ce qui ce passe dans son ventre. Son estomac se contracte, ses intestins se replient sur eux-mêmes et la sécheresse s'empare de sa bouche sans que la bière ne puisse en rien le soulager.
Son angoisse : que la conversation s'oriente vers le sexe. Car bien que donnant l'impression d'être quelqu'un d'épanoui, Quentin doit vivre avec un « terrible » secret dont il a honte et qui le ronge : il est puceau !
Son éducation, son manque de chance, de savoir faire peuvent être désignés comme les responsables. Mais trouver les responsables ne change rien à la situation...il n'est pas dans la confidence !
La peur d'être découvert par une parole, par un geste, c'est installée étendant ses tentacules depuis son nombril jusqu'à l'extrémité de ses membres, lui fait sentir une chaleur inexistante, lui hérisse le poils, lui fait rétracter son sexe.

Le blind et le big blind on été misé, les joueurs ont reçu leurs cartes.

Arthur à la gauche de Quentin jauge sont jeux : un roi et un as. Une bonne main au poker, mais Arthur n'en a cure.
Lui aussi touché par une monstruosité qui grandi en lui. Contrairement à Quentin, ce n'est pas la honte ou l'ignorance du plaisir qui s'insinue en lui, mais l'obsession. Déjà, il éprouve des difficultés à se concentrer sur son jeu, les seuls éléments visibles qui arrivent à son cerveau son les formes généreuses des pin-up, la couleur de leurs tétons, la peau lisse de leur sexe rasé et leurs lèvres charnues. Les deux corps sublimes flottent devant ses yeux, tourbillonnent dans son crâne et lui font lâcher prise :
« Putain, qu'elles sont bonnes, nom de Dieu ! ». Phrase réflexe, sortie de sa bouche sans passer par aucun centre nerveux si ce n'est celui primaire qui fait affluer le sang dans sa verge.
Pour lui aussi, le confort des boissons alcoolisées, des amuse-gueules et de la compagnie des ses amis a disparu, balayé par les élastiques de son boxer devenu trop serrant, les battements de son c½ur trop puissant au bout de son gland et l'envie de retrouver la sérénité par l'unique moyen satisfaisant : l'orgasme !

Chacun a parlé, le flop arrive.

Albert a toujours été frimeur. Il a toujours voulu donner l'impression de tout maîtriser. Et pour ce faire a développé des outils extrêmement efficaces pour masquer un possible malaise : l'attaque, la calomnie, la discréditation. Un certain nombre de sujets le mettent mal-à-l'aise dont le sexe.
Sans raisons apparentent d'ailleurs...il sort avec Judith depuis trois ans – une très jolie fille, sympathique, et gentille. C'est sans doute la culture ambiante qui fait du sexe un sujet sensible pour ce jeune homme, les rémanences de vieux tabous et cette stupide manière qu'on les gens de vouloir comparer leur vie sexuelle à celle des autres et de chiffrer son intensité au nombre de conquête.
Dans la situation présente, il se retrouve à mis chemin entre Arthur et Quentin. Ses pulsions sexuelles sont bridées par la peur de dévoiler son intérêt pour la chose et le malaise qui va avec ; malaise accrut par son coté inexplicable. La bête à deux têtes prend possession de lui et son système de défense se déclanche, il déclare bien fort sur le ton de la fanfaronnade :

« Elle sont même pas si bien que ça. En plus ça se voit qu'elles sont complètement siliconées ».

Arrive le tournant.

Celui qui subit le moins de pression de la part du monstre éveillé en lui, c'est Dany. Dany est homo, et n'a jamais tenté l'expérience de la relation hétéro. Le petit monstre en lui avec une gueule plutôt sympathique s'appelle curiosité.
Dany ne se lasse pas de d'observer l'anatomie des femmes qui défilent devant ses yeux. Il essaye de percer le mystère que les hommes hétéro cessent de tenter de découvrir pour l'accepter comme un dogme : « pourquoi une paire de nichons arrivent à rendre fou ceux-ci ».

Voici la rivière.

Les parties se succèdent, toujours incertaine, personne ne jouant concentré, semblant quelque seconde pour le curieux et une éternité pour les torturés.
La conversation continue encore et encore à tourner autour des jeux de l'amour, rendant l'angoisse du puceau de plus en plus visible, l'inconfort vestimentaire de l'obsédé de plus en plus flagrant alors que le frimeur continue à cacher sa gêne par des remarques tranchantes.

La fatigue et l'alcool aidant, la perception s'amenuise, seul reste présent les monstres gros ou petit qui prennent plus de place.
Alors que la partie ralentit, que la vision se brouille, la bête vicieuse qui se nourrit des fantasmes d'Arthur atteint sa taille adulte et plante les crocs de sa tête écaillée dans les testicules de ce dernier. Il pousse un léger gémissement avant de voir sa main sans plus de contrôle arracher les boutons de son pantalon, attraper sa verge turgescente et imprimer à celle-ci un mouvement de va-et-vient.

A ce même instant, de façon tout à fait synchrone, les créatures de Quentin et d'Albert attaquent leur hôte, alors que la bête curieuse de Dany se transforme en monstre vicieux.

Albert tentant toujours de paraître serein fait diversion et accuse Quentin de n'être qu'un pauvre puceau ridicule. Ce dernier au paroxysme de la honte se jette sur le sol en hurlant comme un enfant et suppliant que cela cesse.
Ce qui ne fait qu'exacerber l'envie du frimeur de détruire son ami inexpérimenté, pour ce donner contenance.
Les yeux exorbités et l'écume aux lèvres, Dany se rapprochent la main tendue vers Arthur.
Encore et encore Arthur se masturbe.
Dany salive, Dany veut toucher.
Quentin se roule par terre les mains entre les jambes se pressant le sexe dans une envie de l'arracher, d'être asexué, alors que le frimeur toujours réussissant à ignorer la scène démente hurle sans cesse :

-PUCEAU,

-PUCEAU,

-PUCEAU,

-PUCEAU,

-PUCEAU,

-PUCEAU,

-PUCEAU,

-PUCEAU,

-...

# Posté le mardi 22 août 2006 19:29

Modifié le mardi 28 juillet 2009 09:17

--------------------------------------------------NE ZAPPER PAS!!!----------------------------------------------------

--------------------------------------------------NE ZAPPER PAS!!!----------------------------------------------------

BEN OUI, NE ZAPPEZ PAS, Y'EN A ENCORE DE L'ÔTRE CÔTE...
VOUS N'AVEZ PAS AIME LES PREMIERES? PAS DE PROBLEME LES THEMES SUIVANTS SERONT DIFFERENTS.
UNE CHOSE OU DEUX SEULEMENT...
MES STATS ME DISENT QU'Y A PAS MAL DE VISITES...
MAIS J'AI PRESQUE PAS DE COMS
D'OU GROSSE QUESTION : EST-CE QU'Y EN A QUI LISENT JUSQU'AU BOUT?
REPONSE : OUI...MAIS COMBIEN?
ALORS SI VOUS AVEZ LU UNE HISTOIRE JUSQU'A LA FIN ET QUE VOUS N'AVEZ PAS D'INSPIRATION POUR LA CRITIQUE OU QUE VOUS N'EN AVEZ RIEN A FOUTRE, LAISSEZ UN COM DU STYLE : "JE L'AI LU EN ENTIER" .
BIEN EVIDEMMENT JE PREFERE UNE VRAIE CRITIQUE...
A CE PROPOS MERCI A ZALLY ET SPAT...
POUR CONCLURE, LA PROCHAINE VA ETRE TRES LONGUE. DU COUP, JE L'AI DIVISEE EN 5 PARTIES.
CE SERA PLUS FACILE POUR LES FAINEANTS (1 ARTICLE UNE FOIS DE TEMPS EN TEMPS...)
BEN VOILA...
SHOW MUST GO ON!!!

# Posté le samedi 02 septembre 2006 18:44

Modifié le mardi 05 septembre 2006 09:44